À partir d’une enquête ethnographique au sein de trois écoles maternelles aux publics socialement différenciés, l’ouvrage s’interroge sur la place de la nature dans les processus de socialisation primaire.

Cette présentation montrera en particulier comment l’institution scolaire valorise des compétences naturalistes et connaissances sur la nature dont les enfants sont inégalement dotés, et ce de manière précoce. Nous reviendrons sur les pratiques et supports éducatifs par lesquels ces compétences se constituent dans le cadre familial, les modalités selon lesquelles elles se voient rétribuées en contexte scolaire, et les formes de violences symboliques qu’elles peuvent occasionner. Ces connaissances peuvent donc être analysées comme une forme de proto-capital culturel, dont la dimension inégalitaire risque d’être invisibilisée par les discours qui soulignent l’intérêt spontané des enfants pour la nature.

 

Julien Vitores :

Sociologue, rattaché au CESSP, et agrégé de sciences économiques et sociales. Il enseigne en tant que PRAG à l’université Sorbonne-Paris-Nord.

  • La vie étudiante continue sur les réseaux sociaux !